« De tout temps, l'artiste a ressenti le besoin d'échapper à son isolement, la tentation de jeter sa solitude en s'associant à d'autres artistes. Pour chercher et trouver ensemble des formes neuves de création et d’échange. Dans le monde du théâtre et de la danse, on appelle ces communautés multiformes plus ou moins provisoires des "compagnies". Dans le monde de la peinture et de la musique, on préfère parler de "collectifs".


L'idée de base du collectif est toute simple : se réunir au sein d'une famille librement choisie autour de projets artistiques mutuellement consentis. Pourquoi ? En vue de fédérer les énergies très individualistes, calmer les narcissismes trop développés, fusionner des compétences aussi différentes que complémentaires, imaginer des pratiques communautaires inédites, construire un outil partagé de création et de diffusion, promouvoir des formes d'organisation autogérées et correctement rémunérées, inventer un langage commun sur la base de matériaux accumulés et improvisés ensemble. Bref, réaliser dans l'instant comme dans la durée l'utopie d'une authentique démocratie musicale. Vaste programme !


Telle est l’ambition du Maxiphone Collectif, créé en Limousin il y a déjà quinze ans grâce à l’appui, décisif au départ, de la scène conventionnée des Sept Collines. Le Maxiphone Collectif , c'est d’abord toute une adresse. Dans tous les sens du terme. Bien sûr, une habilité originale et rare à préserver l'identité du groupe et des individus dans une recherche permanente de nouveaux horizons. Mais aussi une aventure fièrement régionale, très précisément domiciliée à Tulle. La Corrèze comme camp de base pour mieux rayonner dans un Grand Ouest qui va de Bayonne à Quimper et bien au-delà, jusqu’en Orient et en Afrique. Rassurez-vous ! Nul risque d’occidentalocentrisme ne menace le collectif tant les folklores imaginaires qu’il malaxe sont divers, exotiques, abracadabrantesques.


C’est aussi tout un cortège de propositions artistiques aussi éclectiques qu’originales, portées par de jeunes ou de plus anciens maxiphoniens.
C’est encore et toujours une volonté mainte fois affirmée et inscrite depuis ses débuts dans l’ADN de la compagnie : celle de monter des spectacles “jeune public” originaux et innovants afin d’inoculer le plus tôt possible le virus du rythme et de l’improvisation. C'est aussi l’ambition de proposer tout au long de l'année des actions en direction des musiciens amateurs comme professionnels, en parallèle des résidences ou en accompagnement d'un spectacle musical, fanfare, harmonie, école de musique, établissement scolaire.


Le Maxiphone Collectif, c’est aussi désormais un tout nouveau label avec, en quelques mois seulement, trois albums déjà au compteur. A savoir, le premier album de Mental Medication, tout neuf et juvénile quintette codirigé par le pianiste Nicolas Granelet et le saxophoniste Olivier Duperron qui ont choisi de nous administrer avec audace et détermination un traitement électro-acoustique de choc pour stimuler notre imaginaire, perturber nos habitudes et conforts d’écoute et ainsi raviver en nous l’innocence intranquille de l’Art Brut. Le nouveau power trio furioso de Claude Barthélemy avec Antonin Rayon (orgue Hammond) et Philippe Gleizes (batterie). Son nom ? “Roxinelle” parce que “ça rock, ça raille, ça fly, c'est rugissant et doux à la fois”. Dès sa sortie, la critique unanime a accueilli avec enthousiasme ce “disque orageux avec plages d'envoûtement heureux” (Michel Contat). Enfin, après une vingtaine d'albums expérimentant tous les formats jusqu'au duo, le premier album solo d’un
« historique » du collectif, le pianiste Didier Fréboeuf : l’envoûtant, fluide et poétique “Piano Sounds” enregistré en solitaire dans le cadre idéal de l'auditorium du Domaine Musical de Pétignac.


Le Maxiphone Collectif, c’est enfin des idées à profusion et des projets en pagaille qui bouillent sous le crane de Fred Pouget et de ses complices. Ainsi, en cours d’élucubration active, le désir vif d’inventer une formule inédite de rencontre : réaliser des “concerts participatifs” dans des lieux plus ou moins improbables comme des usines afin d’associer en toute complicité créatrice les musiciens avec leurs instruments et les ouvriers avec leurs machines “qui font du bruit”.Bref, on le voit et on le verra, avec le Maxiphone Collectif, à l’Ouest, toujours du nouveau ! »

 


Pascal Anquetil

Réseaux :

-Coproducteur du festival Du Bleu en Hiver, avec Des Lendemains qui Chantent, Les Sept Collines et la FAL 19. Ce festival est membre de l'AJC.

-Membre des Allumés du Jazz

Soutien :

Le Maxiphone Collectif est conventionné au titre des ensembles musicaux par les tutelles suivantes : Ministère de la Culture/DRAC de la Nouvelle-Aquitaine, le Conseil Régional de la Nouvelle-Aquitaine, le Conseil Départemental de la Corrèze et la Ville de Tulle. Il bénéficie du soutien de l'OARA.

Contact : Turane Pilot _ Tél. : + 33 (0)5 55 20 74 08 _ Email : administration@lemaxiphone.com