Electrorganik
Un trombone qui vocalise, une batterie au jeu organique et un saxophone percussif, à moins que ça ne soit l’inverse ? Ces trois là aiment faire tomber les cloisons et brouiller les pistes.
Nourris des musiques « savantes » des plus anciennes aux plus récentes, Christiane Bopp et Olivier Duperron aiment phagocyter, détourner, recycler ces univers sonores qui font parti de notre inconscient collectif.
Quant à Fabrice Favriou, il tisse sur sa batterie des structures rugueuses, chaotiques, il aime travailler les couches de sons, les textures à base de boucles.
Avec ces plasticiens du son, toutes les ressources sonores des instruments sont explorées et transformées par l’électronique, parfois de manière très discrète et minimaliste, parfois de façon plus radicale et « sauvage ». « Electrorganik » construit sa musique comme le scénario d’un film imaginaire que chacun peut s’approprier, en essayant de trouver un équilibre entre l’écrit et l’improvisé. Les compositions du trio mêlent l’énergie et le coté « brut » du rock à la sophistication de certaines musiques contemporaines.