De la langueur d'une gwerz aux accents andalous à la ferveur endiablée d'une gigue d'Irlande, du tendre frisson de la flûte basse à la rage conjuguée d'un sax baryton et d'une clarinette contrebasse, le plaisir est total et partagé.
Sur un tapis tout blanc, les instruments étincellent. C'est la nouvelle forme de “l'Occidentale de Fanfare”, concentrée de musiques pures, pur trad, pur jazz, pur jus breton et gascon. “Une quintessence” diraient les exégètes de la culture - “Une incandescence” diraient les amateurs de feux d'artifice... A chaque pupitre, un fou plonge intensément dans cette fusion mélodique, dans cette grêle de roulements et de chocs qui donnent irrésistiblement envie de danser. L'écriture (“les arrangements savantisés” dirait la voix snob qui assure les intermèdes éclairs et drôles de ce concert) en est co- signée par Gwen Goulène, Fred Pouget, Ronan le Gouriérec.
Un répertoire pétillant, intense, qui nous emporte tête et ventre loin dans un imaginaire partagé avec les anciens et les tout neufs. cette musique a de la couleur, du corps, elle est têtue.
Un titre en forme de revendication obstinée – et justifiée : “Version originale”
